Vérifié en septembre 2026
Société de dératisation : ce qu’il faut vérifier avant de signer
Toutes les sociétés de dératisation annoncent la même chose : un diagnostic, des postes, des passages. Trois points, pourtant, les séparent nettement, et ils se vérifient avant la signature, par écrit, en quelques minutes.
Illustration : ce document ne reproduit aucune fiche réelle. Les lignes en couleur sont celles que l’on oublie le plus souvent de demander.
Un service de mise en relation
Ce site n’intervient pas. Il décrit ce que les textes exigent d’un établissement soumis, et transmet votre demande à un professionnel de la lutte antinuisible.
Chaque règle renvoie à son texte
Règlement sanitaire départemental, paquet hygiène, note de service de la direction générale de l’alimentation, code du travail : chaque obligation citée porte sa source et sa date de lecture.
Aucune obligation durcie pour vendre
Aucun texte n’impose un contrat annuel. Ce qui est exigé, c’est un résultat et une preuve. Nous l’écrivons ainsi, même quand cela dessert la vente.
À jour en septembre 2026
Sources rouvertes le 12 septembre 2026, avec leur date de consultation. Aucun produit biocide n’est nommé, aucun prix de référence n’est affiché.
« Comment je vérifie qu’un prestataire est sérieux, sans être du métier ? »
Sans être du métier, vous pouvez vérifier trois choses, et elles suffisent à écarter l’essentiel des mauvaises surprises : la certification individuelle de l’intervenant qui viendra chez vous, le rattachement de l’entreprise à sa branche professionnelle, et le document qu’elle vous remettra après chaque passage. Les deux premières se vérifient publiquement. La troisième se demande avant de signer, pas après.
Le certibiocide, la certification de la personne qui intervient
Ce que dit la réglementation
Le certibiocide est un certificat individuel, délivré au terme d’une formation réglementaire. Il est fondé sur l’arrêté du 9 octobre 2013, plusieurs fois modifié, notamment par l’arrêté du 23 janvier 2023.
Le ministère de la Transition écologique indique que les dispositions de cet arrêté sont applicables depuis le 1er juillet 2015, et que depuis le 1er janvier 2024 le certibiocide est décliné en trois catégories : désinfectants, nuisibles, et autres produits (ministère de la Transition écologique). La catégorie « nuisibles » couvre les rodenticides, les insecticides et la lutte contre d’autres vertébrés.
Le certificat est valable cinq ans à compter de la date figurant sur l’attestation de formation (DRAAF Hauts-de-France).
Deux conséquences pratiques. La première : c’est la personne qui est certifiée, pas l’entreprise. Une société peut être irréprochable et vous envoyer un intervenant dont le certificat a expiré. La question utile n’est donc pas « êtes-vous certifiés ? » mais « l’intervenant qui viendra chez nous détient-il un certibiocide catégorie nuisibles en cours de validité, et de quelle date ? ».
La seconde : le dispositif a été modifié plusieurs fois, et un report d’échéance est intervenu récemment. Une entreprise qui vous répond par une date sans savoir laquelle de ces échéances la concerne ne suit pas son propre cadre réglementaire.
Le dossier ce que garantit la certification de l’intervenant détaille ce que le certibiocide couvre, et surtout ce qu’il ne couvre pas.
Le rattachement à la branche, vérifiable publiquement
Les entreprises dont l’activité principale est la mise en œuvre de produits antiparasitaires et désinfectants relèvent d’un code d’activité précis, 8129A, et d’une convention collective nationale dédiée, celle des entreprises de désinfection, désinsectisation et dératisation, conclue en 1991 et étendue en 1992.
Ce n’est pas un label de qualité, et il ne faut pas le présenter comme tel. C’est un repère de cohérence : une société qui vend de la lutte antinuisible à titre principal sous un code d’activité de nettoyage général, ou de travaux, exerce peut-être très bien, mais elle ne fait pas de ce métier son cœur. À vous de décider si cela vous convient, en le sachant plutôt qu’en l’ignorant.
Les deux informations, code d’activité et convention collective appliquée, figurent sur des registres publics et sur les bulletins de paie de l’entreprise. Les demander n’a rien d’agressif : c’est une question de conformité aussi banale qu’une attestation d’assurance.
Le document remis après chaque passage, le point qui décide de tout
C’est le critère le plus discriminant, et le moins souvent regardé. Vous n’achetez pas des passages : vous achetez un résultat et la preuve de ce résultat. Un rapport de visite qui indique seulement « passage effectué, RAS » ne vous servira à rien le jour où un inspecteur vérifiera que vous appliquez votre plan.
Demandez donc, avant de signer, à voir un rapport type anonymisé. Ce qu’il doit permettre de retrouver, sans interprétation :
- la date de la visite et le nom de l’intervenant ;
- les zones réellement contrôlées, nommées comme elles le sont chez vous, pas « rez-de-chaussée » ;
- l’état de chaque poste ou détecteur, et non un constat global ;
- le constat, y compris quand il est négatif : un relevé sans aucune anomalie sur douze mois est en soi une information ;
- l’action engagée quand un écart est relevé, et la mention de sa clôture à la visite suivante ;
- les recommandations qui vous incombent, à vous, sur le bâti ou l’exploitation.
Cette dernière ligne compte plus qu’il n’y paraît. Un prestataire qui ne vous signale jamais un joint de porte défectueux ou un stockage à même le sol vous laisse dans une situation où la récidive est garantie, et où la responsabilité reste la vôtre. Le registre affiché sur la page d’accueil montre à quoi ressemble un relevé exploitable.
Les questions à poser, et celles qui ne servent à rien
Certaines questions rassurent sans rien vérifier. « Êtes-vous agréés ? » en fait partie : il n’existe pas d’agrément d’État des entreprises de dératisation, et une réponse affirmative ne vous apprend rien. « Garantissez-vous le résultat ? » aussi : une garantie d’éradication n’a pas de sens face à une pression extérieure que personne ne maîtrise, et un prestataire qui la promet vous dit surtout qu’il vend bien.
Les questions qui servent sont plus prosaïques : quelle est la date du certibiocide de l’intervenant, que contient le rapport de visite, que se passe-t-il entre deux passages si nous constatons quelque chose, sous quel délai intervenez-vous alors, et à quelles conditions le contrat se résilie.
Comment se passe la mise en relation
Vous décrivez votre établissement
Activité, effectif, situation. Deux champs suffisent pour commencer.
La demande est qualifiée
Un restaurant de quartier, une cuisine centrale et un entrepôt de 40 000 m² n’appellent ni le même dispositif, ni la même fréquence.
Un seul professionnel vous répond
Il reprend ce que vous avez décrit et propose un périmètre chiffré. Vos coordonnées ne partent pas vers une liste de prestataires.
Vous comparez avant de signer
Nombre de postes, fréquence des passages, documents remis après chaque visite : ce sont ces lignes qui rendent deux devis comparables.
Ce que porte le premier échange
Pour qualifier votre demande, le professionnel reprend ce que vous avez décrit. Ce qu’il regardera en premier :
- Votre activité, et le référentiel auquel vous êtes éventuellement soumis.
- Les surfaces et le nombre de bâtiments à couvrir.
- Les zones sensibles déjà identifiées chez vous.
- Ce que vous devez pouvoir produire, et devant qui.
- Si vous changez de prestataire, et pourquoi.
Questions fréquentes
Existe-t-il un agrément d’État des sociétés de dératisation ?
Le certibiocide certifie-t-il l’entreprise ou la personne ?
Puis-je demander à voir un rapport de visite avant de signer ?
Faut-il choisir une entreprise dont c’est le métier principal ?
Un prestataire peut-il garantir l’absence totale de nuisibles ?
Mis à jour le 12 septembre 2026. Textes et sources vérifiés en septembre 2026.
Confronter ces critères à une proposition réelle
Décrivez votre activité, vos zones et votre échéance : la proposition que vous recevrez portera sur vos locaux, et vous pourrez lui appliquer les trois vérifications de cette page.